Les entreprises doivent payer le prix fort pour se couvrir contre les risques politiques

Les Echos, 22 janvier 2024.

Se couvrir face à des dégradations et autres sinistres d’origine politique a un coût de plus en plus élevé, dans un contexte déjà inflationniste pour l’assurance des entreprises. […] Opérée principalement via la place de marché londonienne du Lloyds, l’assurance des risques de guerre, attentats et mouvements populaires est « un micro marché, qui semble avoir du mal à absorber la multiplication des événements. […] Depuis la fin des années 2010, les difficultés de couverture se sont déplacées du terrorisme vers le risque de grèves, émeutes et mouvements populaires, avec une succession d’événements dans des pays jugés jusque-là stables politiquement […] Les pertes des entreprises découlent parfois aussi de décisions gouvernementales, et pas seulement dans des pays touchés par des coups d’Etat. Dernier exemple en date : le Mexique a décidé fin décembre de nationaliser une unité de production d’Air Liquide.

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