Les Echos, 14 janvier 2026.
L’arrivée massive des femmes dans les conseils d’administration — portée par la loi Copé-Zimmermann — a fait bien plus que rééquilibrer les chiffres. Elle a transformé en profondeur la manière dont nos entreprises prennent leurs décisions.
Comme le souligne Nathalie Roos, cette évolution a imposé un nouveau standard : plus de formation, plus de maîtrise technique, plus d’exigence. Ce que certains appelaient le « syndrome de la bonne élève » est devenu un véritable moteur de légitimité et de performance.
🔎 Trois transformations majeures des boards :
1️⃣ La compétence technique comme socle de crédibilité
Dans un environnement volatil, le “bon sens” ne suffit plus. Les administratrices — en se formant massivement — ont contribué à relever le niveau d’expertise attendu de tous : finance, juridique, stratégie… la rigueur n’est plus optionnelle.
2️⃣ Une nouvelle posture d’influence
Le rôle d’administrateur évolue : moins de pilotage, plus de questionnement, d’analyse fine, de détection des signaux faibles. Influencer sans déstabiliser, éclairer sans diriger : un art subtil devenu indispensable.
3️⃣ La diversité comme levier de performance
Les études le montrent : la pluralité des regards améliore la gestion des risques et la qualité des arbitrages. La mixité n’est pas un symbole, c’est un avantage compétitif.
🎯 En réalité, la loi Copé-Zimmermann n’a pas seulement ouvert des portes : elle a tiré tout l’écosystème vers le haut.
La mixité est devenue un facteur de résilience, de lucidité et de performance durable.
👉 Et vous : quelles compétences seront incontournables dans un conseil d’administration en 2026 ?
📌 En tant qu’administratrice indépendante certifiée, j’accompagne les entreprises dans la structuration de leur gouvernance et encourage les dirigeants à la prise de recul : se poser les bonnes questions pour porter une vision stratégique qui sert l’humain autant que la performance.
