Les Echos, 23 décembre 2025.
Le constat partagé récemment par Olivier Babeau et Aymar Monnoyeur dans Les Echos est sans appel :
👉 Là où 15 analystes juniors étaient nécessaires pour traiter la donnée, 2 suffisent aujourd’hui.
La valeur ajoutée humaine s’est déplacée.
Pour les jeunes professionnels,
la question n’est plus : “Suis-je capable d’analyser ?”
mais “Suis-je capable d’enquêter ?”
🔎 Les 3 compétences qui feront la différence
1️⃣ Maîtriser les “données grises” (data sourcing)
L’IA se nourrit de ce qui est public et indexé. L’expert de demain est celui qui sait extraire l’information là où la machine n’a pas accès : rapports confidentiels, bases de données spécialisées et réseaux professionnels fermés.
Savoir où chercher est devenu plus important que savoir synthétiser.
2️⃣ Pratiquer le doute méthodique (esprit critique)
Plus l’IA génère de contenus, plus le risque d’hallucinations et de circularité augmente. La compétence rare ? Savoir remonter à la source primaire, vérifier la cohérence d’un chiffre et ne jamais prendre une synthèse pour une vérité.
La rigueur bibliographique devient une arme stratégique.
3️⃣ Développer l’intelligence situationnelle (investigation)
L’IA ne sait pas appeler un décideur, poser les questions qui dérangent ou interpréter les silences d’un expert lors d’un entretien.
L’humain doit redevenir un investigateur de terrain capable de produire de l’information vivante et inédite.
L’IA est une calculatrice surpuissante mais elle n’a pas de “responsabilité devant autrui”.
🎯 La valeur de demain réside dans la capacité à assumer un résultat, à garantir une source et à dénicher le signal faible.
🚀 Écoles, entreprises, étudiants : il est temps de déplacer le curseur de l’exécution vers l’exploration.
