Les Echos, 25 mai 2026.
Entre l’accélération fulgurante de l’IA générative, l’instabilité géopolitique et le retour de l’inflation, les dirigeants ne pilotent plus dans le brouillard, mais au cœur d’une surcharge cognitive généralisée.
Face à ce tumulte, Aurélie Judlin de Hemptinne publie une tribune lumineuse.
Son message ? Le rôle du leader change de nature. Il doit cesser de s’épuiser dans le micro-management de crise pour devenir l’architecte d’une ressource rare et pillée : l’attention choisie.
📢 Parmi les réflexions de l’article, il y a une formule avec laquelle je suis en parfait accord, tant elle résume le basculement stratégique de notre époque :
« Porter une attention sincère à l’écologie personnelle de ses collaborateurs – comprendre qu’un cadre senior peut être un « aidant » épuisé ou qu’un jeune talent cherche un sens profond là où l’IA ne lui offre que de la performance – est devenu l’unique levier de productivité durable. »
L’article met en lumière trois piliers pour activer ce leadership de la lucidité :
1️⃣ 𝗟𝗲 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗲𝗿𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗳𝗮𝗰𝗲 𝗮 𝗹’𝗶𝗺𝗺𝗲́𝗱𝗶𝗮𝘁𝗲𝘁𝗲́ : réagir à tout, c’est ne plus répondre de rien. L’agitation est le bruit de fond de l’impuissance.
2️⃣ 𝗟’𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮 𝗹’𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝗾𝘂𝗶𝗽𝗲𝘀 : à l’ère du distanciel et de l’automatisation, le collectif se tisse par la qualité des interactions.
3️⃣ 𝗟’𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲 : regarder l’impact de nos organisations sur le vivant pour transformer la contrainte réglementaire en une opportunité d’innovation régénératrice.
Le succès économique ne naîtra plus de la seule conquête de parts de marché mais de la justesse de notre regard sur la complexité.
En redonnant à l’attention sa place stratégique, nous sauvons notre capacité à décider de notre futur.
💬 𝗤𝘂’𝗲𝗻 𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝘇-𝘃𝗼𝘂𝘀 ? Comment réussissez-vous, dans vos organisations, à préserver cette attention stratégique face à la dictature de l’urgence ?
