🛡️ Géopolitique : l’AIE nouvel otage du bras de fer Washington-Paris ?

Les Echos, 18 février 2026.

L’administration Trump, par la voix de son Secrétaire à l’Énergie Chris Wright, vient de lancer une offensive frontale contre l’Agence Internationale de l’Énergie à Paris.
Ce n’est pas seulement une querelle de chiffres, c’est une opération de 𝗴𝘂𝗲𝗿𝗿𝗲 𝗱’𝗶𝗻𝗳𝗹𝘂𝗲𝗻𝗰𝗲 de haute intensité.

L’analyse :

1️⃣ 𝗥𝗲𝗺𝗶𝘀𝗲 𝗲𝗻 𝗰𝗮𝘂𝘀𝗲 𝗱𝘂 𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝘁𝗶𝗲𝗹 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗶𝗮𝗹
L’AIE “fait” le marché par ses scénarios. En qualifiant le scénario “Net Zéro” d’immoral et de ridicule, les Etats-Unis tentent de briser le consensus mondial sur la transition.
L’objectif ? Redonner une légitimité totale aux investissements dans les énergies fossiles.

2️⃣ 𝗖𝗵𝗮𝗻𝘁𝗮𝗴𝗲 𝗮𝘂 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗹𝗲𝘃𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲 𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝗰𝗲
Avec 14 % du budget de l’AIE provenant de Washington, la menace de retrait est une arme de coercition directe.
On assiste à une tentative de reprise de contrôle souveraine sur une organisation multilatérale jugée trop “pro-européenne”.

3️⃣ 𝗣𝗮𝗿𝗮𝗱𝗼𝘅𝗲 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻 𝘃𝘀. 𝗹’𝗶𝗱𝗲́𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲
Fait fascinant : alors que l’administration Trump fustige les renouvelables au nom de la sécurité énergétique, 90 % des nouvelles capacités installées aux Etats-Unis l’an dernier étaient décarbonées.
La guerre d’influence se joue ici sur la perception, pas sur la réalité industrielle.

⁉️ 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝘁𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗻𝘁 𝗴𝗲́𝗼𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲
Nous assistons au passage d’un ordre mondial normatif (basé sur des accords et des données partagées) à un ordre de puissance unilatéral.

❓ 𝗤𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 : 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿𝘃𝗶𝘃𝗿𝗲 𝗮 𝗹’𝗼𝗽𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗿𝗼𝗻𝘁𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝘀𝗼𝗻 𝗽𝗿𝗶𝗻𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗶𝗯𝘂𝘁𝗲𝘂𝗿 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗽𝗲𝗿𝗱𝗿𝗲 𝘀𝗮 𝗰𝗿𝗲́𝗱𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲 ?

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