Les Echos, 31 octobre 2025.
L’IA vient de franchir une étape vertigineuse : des chercheurs américains de l’Arc Institute ont généré des génomes viraux viables grâce à des modèles de langage génomique.
Une prouesse scientifique… qui ouvre aussi une zone grise inquiétante.
🔍 Le paradoxe du progrès
🟢 Un remède
L’IA a conçu des virus capables d’éliminer des bactéries résistantes là où les solutions naturelles échouaient.
Un immense espoir pour la phagothérapie et la lutte contre l’antibiorésistance.
🔴 Une menace
La même technologie pourrait être détournée pour créer des pathogènes humains totalement nouveaux.
La potentialité du double usage n’a jamais été aussi évidente.
🛡️ Des garde-fous encore fragiles
Ces chercheurs ont volontairement exclu les virus humains et animaux de l’entraînement.
Mais une réalité s’impose : les machines savent désormais “écrire” la grammaire du vivant.
⚠️ Le risque majeur ?
Que des acteurs mal intentionnés ré-entraînent ces modèles sur des données dangereuses.
La frontière entre innovation médicale et arme biologique est extrêmement fine.
« Une vigilance accrue est donc de mise afin de prévenir les risques inhérents à ces IA sans freiner leur potentiel d’innovation. »
David Bikard
⁉️ Faut-il limiter l’accès à la recherche sur les modèles de langage génomiques ou faire confiance à la régulation scientifique internationale ?
