🤖💼 Le CEO est devenu le Chief AI Officer

Les Echos, 18 janvier 2026.

L’époque où l’IA était une affaire de techniciens est révolue. Selon la dernière étude du Boston Consulting Group (BCG), un basculement majeur s’opère dans les hautes sphères de direction.

Voici les points que tout dirigeant et administrateur doit intégrer à sa feuille de route :

1️⃣ La responsabilité est désormais au sommet 🔝
Près de 75 % des PDG affirment être aujourd’hui les principaux décideurs en matière d’IA. C’est deux fois plus que l’an dernier.

2️⃣ Une accélération massive des investissements 💰
Les budgets IA devraient doubler d’ici fin 2026, passant de 0,8 % à 1,7 % du chiffre d’affaires.
Fait marquant : 94 % des leaders maintiendront leurs investissements même sans ROI immédiat à court terme. La vision est clairement long-termiste.

3️⃣ L’IA « agentique » : l’autonomie en marche ⚙️
Le curseur se déplace de l’IA générative (création) vers l’IA agentique (exécution). 90 % des PDG misent sur ces systèmes capables de remplir des objectifs de manière autonome pour générer de la valeur réelle dès cette année.

4️⃣ Gestion des risques : le défi du « pouvoir décisionnaire » ⚖️
C’est ici que le rôle de l’administrateur est clé. La montée en puissance de l’IA s’accompagne de risques critiques :
▪️ Risque de gouvernance :
Plus 1/3 des dirigeants prévoient que l’IA aura un pouvoir décisionnaire d’ici 3 ans. Certains, comme Sundar Pichai, suggèrent même que le rôle de CEO pourrait être l’un des plus “automatisables”.
41 % des leaders sont préoccupés par l’opacité des décisions prises par l’IA. Comment déléguer sans comprendre le cheminement de la décision ?
▪️ Responsabilité personnelle : Le risque est aussi humain. 50 % des PDG estiment que leur poste est en jeu si leur stratégie IA échoue.

‼️ L’avis du BCG est sans appel : « Il faut être audacieux : les budgets dérisoires ne fonctionneront pas. » Mais cette audace doit être cadrée par une gouvernance robuste pour lever l’opacité des algorithmes.

▶️ Pour les administrateurs, l’enjeu n’est plus seulement de surveiller l’investissement, mais de définir jusqu’où l’entreprise est prête à déléguer sa souveraineté décisionnelle à la machine.

💬 Considérez-vous l’IA comme un simple outil de productivité ou êtes-vous prêts à lui déléguer une part de pouvoir décisionnaire ? Avez-vous déjà défini les garde-fous nécessaires pour déléguer une partie de vos décisions à un agent autonome ?

📌 En tant qu’administratrice indépendante certifiée, j’accompagne les entreprises dans la structuration de leur gouvernance et encourage les dirigeants à la prise de recul : se poser les bonnes questions pour porter une vision stratégique qui sert l’humain autant que la performance.

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